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Archive pour août 2009

Taxe et comptabilité carbone

Le ministre du Budget, Eric Woerth, a affirmé mardi sur i-télé que la taxe carbone figurerait bien dans le prochain budget 2010. Mais, qui dit taxe, dit être en mesure d’établir une comptabilité carbone. En quoi consiste une telle comptabilité ?

La comptabilité carbone a comme principe de ramener tous les processus physiques dont dépend une activité à des émissions exprimées en équivalent carbone (ou équivalent CO2). L’objectif étant, au-delà de la fiscalité, de pousser à une modification des habitudes et aux investissements structurants pour l’avenir.

L’un des points fondamentaux de cette comptabilité est de tenir compte de la même façon des émissions qui prennent directement place au sein de l’entité étudiée (entreprise ou collectivité) et de celles qui prennent place à l’extérieur de cette entité, mais qui en sont la contrepartie de processus nécessaires à l’existence même de l’activité.

Quels sont alors les postes d’émission à prendre en compte ? On trouve
- l’utilisation de l’énergie au sein de l’entité (électricité, chauffage,…),
- le fret qui recouvre les transports internes,externes en tenant compte des modes routiers, aériens, maritimes, fluviaux et ferroviaires,
- le transport des personnes découlant des déplacements domicile-travail du personnel mais également des déplacements de personnes dans le cadre de leur activité professionnelle,
- les matériaux entrants, comme par exemple les matériaux nécessaires à l’emballage de produits,
- les services tertiaires comme la publicité, les services de télécommunication, le gardiennage,…
- les déchets directs et eaux usées…

L’esprit général de cette comptabilité est de dresser le panorama le plus large possible des émissions qui sont associées aux processus utilisés par une activité. Voici par exemple une liste des principaux postes appliquée à l’activité du cabinet ntiConseil :
- combustibles utilisés pour le chauffage (fioul),
- émissions liées à la production de l’électricité achetée,
- les déplacements de personnel dans la journée,
- les déplacements pour venir au travail,
- les déplacements des clients et visiteurs divers jusqu’à l’agence,
- les émissions liées à la fabrication et à la fin de vie des consommables, notamment les papiers,
- les émissions liées à la fabrication de l’informatique et de la bureautique utilisées,
- les expéditions postales chez les clients.

En théorie, il faudrait inclure les émissions liées au fonctionnement même d’Internet, sans qui le cabinet n’aurait pas de raison d’être. On voit clairement ici toute la difficulté de la démarche…

De plus, il y a encore peu de normes internationales sur la comptabilité carbone. Mentionnons la norme ISO 14064 sur le reporting des émissions, ainsi qu’une initiative semi-privée, le GHG Protocol, dont les règles méthodologiques sont à peu de choses près les mêmes que celles du Bilan Carbone de l’Ademe.

Windows 7 plus vert ?

Le prochain Windows 7 sera-t-il moins énergivore ? A priori non ! Microsoft ne propose pas un OS moins gourmand avec plus de fonctionnalités. En revanche, il met en avant les capacités de ses outils à améliorer la gestion de l’énergie.

Il est bon de rappeler que sur les systèmes d’exploitation Microsoft, la gestion de l’énergie passe essentiellement par une  bonne configuration des options d’alimentation permettant d’adapter au mieux les performances intrinsèques de la machine.

Windows 7 apporte de nouvelles fonctionnalités à la gestion de l’alimentation avec, par exemple, la génération de rapport sur la consommation électrique. De même, les fonctionnalités de mise en veille sont améliorées, notamment dans le mode prolongé qui « éteint » le PC et permet un retour rapide dans la session utilisateur.

Microsoft promet par ailleurs que Windows 7 gère mieux tous les moments où le processeur n’est pas utilisé, y compris entre deux frappes au clavier. Selon l’éditeur, ces micro-amélioration permettent d’étendre l’autonomie d’une batterie d’un PC portable.

Mais n’oubliez pas que les systèmes d’exploitation ne font rien sans un matériel adapté !

Réduire la consommation électrique de son parc informatique

Le parc informatique d’une PME ou d’une collectivité peut se révéler un véritable gouffre financier si l’on regarde sa facture d’électricité de près. Les unités centrales des PC de bureau consomment à elles seule un tiers de cette facture énergétique, sachant de plus que les deux tiers de cette consommation ont lieu sans que les matériels soient réellement utilisés !

D’un point de vue technique, les paramètres qui influencent le plus la consommation d’un ordinateur sont :
- la taille et la technologie de l’écran,
- la puissance et le type du microprocesseur,
- la qualité de l’alimentation.
Voici quelques conseils pour faire des économies qui se traduiront également par un meilleur respect de l’environnement.

En ce qui concerne les écrans, opter pour un écran plat de taille raisonnable peut permettre de diviser par un facteur de deux à cinq la consommation électrique. De plus, privilégier à l’achat un écran portant le label Energy Star garantit son bon rendement énergétique ainsi que le support de fonctionnalités comme la mise en veille. Attention, même en mode veille, un écran continue à consommer de 1,5 à 10 Wh.

Le type de processeur influence beaucoup la consommation électrique d’un PC. Tous les fabricants proposent désormais une gamme de puces consommant très peu d’énergie (20 Watts) malgré des fréquences d’horloge élevées (1,5 et 1,8 GHz).

Enfin, la qualité de l’alimentation électrique d’un PC influence directement sa consommation électrique. Il faut savoir que la plupart des alimentations de nos PC actuels ont un rendement énergétique de l’ordre de 60%, ce qui veut dire que 40% de leur consommation électrique par en… chauffage ! De plus en plus de constructeurs proposent des gammes optimisées et ont créé l’association “80 Plus” pour pousser les fabricants d’alimentations de PC à proposer,  au minimum, un rendement énergétique efficace de 80 %.

Mais surtout, au delà des aspects purement techniques, il faut absolument changer ses mauvaises habitudes. Plusieurs études ont en effet montré qu’un ordinateur est allumé les trois quarts du temps pour rien !

Nette progression de la collecte des déchets électroniques

L’éco-organisme Eco-systèmes (www.eco-systemes.com) annonce dans son rapport annuel, paru le 15 juillet dernier, avoir collecté près de 193 000 tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) en 2008, dépassant ainsi son objectif de 4 kg de DEEE collecté par habitant et par an.

L’an dernier, le public a ramené 16 millions d’appareils électriques et électroniques usagés dans les points de collecte, ce qui a permis l’économie de 113 021 tonnes de CO2.  Selon Eco-systèmes, cette hausse de la collecte s’explique par une amélioration de la reprise ”un pour un” chez les distributeurs, une augmentation du nombre de collectivités partenaires d’Eco-systèmes et de la productivité des points de collectes (déchèteries) existants.

Pour 2009, l’éco-organisme espère collecter 250 000 tonnes de déchets électriques et électroniques, soit l’équivalent de 5,4 kg par habitant et par an.

Vous pouvez consulter le rapport 2008 ici.

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