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Archive pour 8.7.2009

Définition d’une informatique verte

On me demande souvent lors de conférences quelle est la définition de “Green IT” ou “Informatique Verte”. Je vais tenter, dans ce bulletin, de donner quelques pistes de réponse.

La chose essentielle est de comprendre comment l’informatique s’est développée sans tenir compte de l’environnement.

Premièrement, en se focalisant sur une constante augmentation de la puissance du traitement et du stockage,  l’informatique ne s’est que peu préoccupée de la consommation d’énergie (miniaturisation extrême des transistors, températures de fonctionnement de plus en plus élevée, augmentation du nombre de serveurs utilisés,…). Aujourd’hui, un serveur a besoin de moins de courant par unité de puissance de calcul, mais sa consommation globale d’énergie augmente considérablement !

On considère (source IBM) que la fabrication de l’électricité consommée par un serveur émet environ 3 tonnes équivalent carbone par an ! Pour comparaison, un français émet 2,2 tonnes équivalent carbone par an…

Deuxièmement, on estime à environ 50 millions de tonnes de déchets électroniques sont produits chaque année dans le monde. Parmi les composants informatiques nécessitant un traitement particulier, l’écran, qu’il soit cathodique ou bien LCD constitue un composant particulièrement polluant (plomb, baryum, mercure,…). D’autres composants contiennent également des substances néfastes comme les batteries, les accumulateurs et les cartes électroniques porteuses d’un certain nombre de métaux comme le plomb dans les soudures des composants.

Troisièmement, le comportement des utilisateurs : 60 % des utilisateurs reconnaissent de ne pas éteindre leur poste de travail tous les soirs, 20 % reconnaissent ne jamais le faire. Or, Le simple fait d’éteindre son ordinateur chaque nuit peut permettre un gain en coût énergétique de 15€ par an par ordinateur.

A partir de ces constatations, on peut définir l’informatique verte comme un ensemble de méthodes (matériels, logiciels, services,…) qui réduisent l’impact de l’informatique (et plus largement des outils de communication et réseaux) sur l’environnement par une démarche éco-responsable.

Mais au-delà de réduire l’empreinte écologique des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication), il s’agit désormais d’utiliser ces outils pour réduire l’empreinte écologique de l’entreprise, notamment en réduisant les déplacements; l’idée étant d’utiliser l’outil informatique pour impacter le métier (processus, produits, services) de l’entreprise, voire, in fine, la société civile, en faisant émerger une économie positive, basée sur des modèles économiques durables et respectueux de l’environnement et des êtres humains, afin d’assurer un développement durable de la société sur le long terme.

Dans ce cas, on commence à parler des TIC durables et non plus simplement d’informatique verte.

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