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Archive pour novembre 2008

Design dynamique : Ajax ou Flash ?

AJAX et FLASH sont désormais capable de prendre en charge presque n’importe quel type d’application. Dès lors, quelle technologie utiliser ? Quels sont les points forts et les points faibles de ces deux technologies ?

AJAX repose sur Javascript, langage pris en charge par tous les navigateurs et qui, via son accès direct au Document Object Model (DOM), permet des mises en page fixes mais aussi libres. De plus, AJAX permet la prise en charge totale des feuilles de style complexe (CSS). FLASH nécessite un plug-in qui limite le contenu flash à une zone rectangulaire, avec une mise en page fixe et qui utilise peu les CSS. En revanche, le plug-in fonctionne dans tous les navigateurs alors que pour Javascript, des différences majeurs existent entre les navigateurs.

Pour tout ce qui concerne la gestion des polices, images bitmap, images vectorielles, son et vidéo, FLASH domine largement son concurrent. De plus, le modèle de programmation (ActionScript, Flex) et les outils de développement (Flex Builder) offrent aux programmeurs Flash une plateforme de développement du même niveau que d’autres langages orientés objets, comme Java.

En revanche, le code AJAX est ouvert alors qu’une application FLASH reste une boîte noire, d’où des difficultés de maintenance ou de mises à jour. Un autre domaine où AJAX domine son concurrent concerne l’optimisation pour les moteurs de recherche : une application FLASH reste toujours impénétrable aux moteurs alors qu’AJAX permet un contrôle des éléments auxquels les moteurs sont sensibles.

Difficile donc de déclarer un vainqueur. Le choix de l’un par rapport à l’autre doit se faire en fonction de l’application à produire en se posant surtout la question suivante : “Avec quelle technologie et quels outils suis-je le plus familier ?”

L’idéal pourrait être de faire cohabiter les deux. Deux projets travaillent dans ce sens :
- le langage HAXE permet déjà de traduire le même programme en Flash et en JavaScript,
- le projet TAMARIN, soutenu par Mozilla et Adobe, a pour but d’unir ActionScript et JavaScript en un seul et même langage.

L’Open Source et le décisionnel

L’open source gagne chaque année de nouveaux domaines d’application avec des solutions de plus en plus matures, et offre de vraies alternatives aux solutions historiques et propriétaires. Occupons aujourd’hui du domaine du décisionnel.

On appelle « aide à la décision », ou encore « le décisionnel », un ensemble de solutions informatiques permettant l’analyse des données de l’entreprise, afin d’en dégager des informations qualitatives nouvelles, qui seront la base de décisions.

Les informations qui seront à la base du système décisionnel, proviennent souvent de multiples systèmes d’information de l’entreprise. Il est donc nécessaire de centraliser et de consolider ces données dans une base unique : le datawarehouse. C’est le rôle des outils appelés ETL pour « Extract, Transform, Load ». La visualisation de ces données va être effectuée grâce aux générateurs d’états. Un état est la présentation de données de manière synthétique et lisible et un générateur d’états est un programme qui permet de définir un état selon ses besoins. Les générateurs de graphes permettent, quant à eux, une représentation visuelle des données. Ensuite, l’analyse multidimensionnelle (OLAP), l’un des modes d’analyse les plus courants dans le décisionnel, consiste à définir les axes d’analyse utilisés pour étudier une ou plusieurs grandeurs. Il est enfin souhaitable de synthétiser toutes ces informations sous forme d’un tableau de bord, synthétique, véritable support d’aide à la décision.

L’open source permet aujourd’hui d’offrir une solution complète architecturée autour de composants qui utilisent tous des technologies Java.

Kettle est un ETL open source, développé en Java, qui permet de concevoir et exécuter des opérations de manipulation et de transformation de données. Outil efficace pour réaliser rapidement tout type de traitement sur des bases de données. Kettle a l’avantage d’être performant et simple d’utilisation.

JFreeChart est une bibliothèque Java permettant la génération de graphiques, sous forme d’images (PNG ou JPEG), de documents PDF ou de fichiers vectoriels SVG.

BIRT (Business Intelligence and Reporting Tool) est un projet de la communauté Eclipse comprenant un générateur de graphiques, un générateur d’états et un environnement de conception. Le moteur de BIRT peut être intégré dans toute application, développée avec le langage Java, que ce soit dans une application web ou dans une application de type client.

Mondrian est un serveur OLAP disponible sous licence open source, le plus souvent utilisé conjointement avec JPivot ou JRubik, outils qui proposent une interface graphique de consultation et manipulation des données.

Ces outils, tous développés en environnement Java, peuvent être rassemblés dans une plate-forme complète, qui se suffit à elle-même, pour couvrir l’ensemble des fonctions décisionnelles (ETL, reporting, analyse…). Parmi ces plate-formes, on trouve notamment les suites Pentaho et SpagoBI.

Pentaho permet, via une interface unique, soit un portail J2EE, soit une application web spécifique les fonctionnalités suivantes :
- Consultation des états (outil BIRT)
- Export de données de JPivot
- Constitution des tableaux de bord sous quelques formes que ce soit.
Il faut cependant noter que la suite Pentaho est proposée à la fois en version libre sous licence open source et en version professionnelle sous licence commerciale. Cette dernière est basée sur celle sous licence open source mais avec une interface utilisateur étendue.

SpagoBI est une plate forme décisionnelle développée par la société italienne Engineering Ingegneria Informatica. Elle permet la génération d’états, simples ou paramétrés en utilisant le générateur BIRT mais également l’analyse de données avec Jpivot/Mondrian. Cette plate-forme est uniquement distribuée sous licence open source. Il n’y a donc pas de fonctionnalités volontairement absentes et réservée pour une version commerciale comme c’est le cas pour Pentaho.

Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur le monde de l’open source et ses gammes de solutions, je vous donne rendez-vous pour la conférence

“L’entreprise et les logiciels libres”
Jeudi 20 novembre 2008 de 18h à 19h30
Campus de Bissy, 83/97 avenue Bon Air - Mérignac - rocade sortie 12

que j’aurai le plaisir d’animer en collaboration avec l’Echangeur Bordeaux Aquitaine.

Les Points d’Accès Public à Internet

Qu’on les appelle PAPI (Point d’Accès Public à Internet), LAPI (Lieu d’Accès Public à Internet) ou encore EPN (Espace Public Numérique), ces dénominations regroupent toutes les caractéristiques suivantes :
- lieu fixe ou mobile,
- plateau technique avec au moins un ordinateur à destination du public,
- accompagnement humain.

Les différentes études récentes sur ce sujet démontre une extrême hétérogénéité dans la forme juridique, dans les missions, les usages et les statuts du personnel encadrant ces lieux. Elles montrent également une grande fragilité des ressources économiques et humaines (turn-over important des formateurs, parfois au statut précaire).

En terme d’usages, il est intéressant de constater une migration d’usages purement technologiques vers des usages de plus en plus sociaux (administratif, santé, recherche d’emploi…). Ces lieux deviennent de véritables lieux de service de proximité à la population et assurent désormais une mission d’intérêt général. La fracture numérique en France concerne les publics défavorisés, tant en terme de revenus que de niveau d’études. Le taux d’équipement Internet est de 82 % chez les cadres supérieurs, de seulement 39 % chez les ouvriers, et de 22 % pour les personnes disposant de moins de 900 euros de revenu mensuel.

D’ailleurs, Eric Besson (Secrétaire d’Etat chargé de la prospective, de l’évaluation des politiques publiques et du développement de l’Economie Numérique) évoque les EPN dans son plan : “France Numérique 2012 : Plan de Développement de l’Economie Numérique” (dit “Plan Besson”) au point 1.9 : “Accroître l’accès des Français aux équipements et services numériques” (page 28) :
” Un moyen efficace de réduire l’inégalité numérique est le développement d’une offre de lieux d’accès public à l’Internet et d’accompagnement aux usages numériques pour toutes les personnes ne disposant pas d’ordinateur ni d’accès aux réseaux ou désireuses de se familiariser avec ces technologies. Ils peuvent jouer un rôle essentiel dans l’effort d’accompagnement nécessaire à l’appropriation des TIC par les 40 % de la population qui en restent encore éloignés. ”

Malgré cela, il convient pour une collectivité (ou une association) de ne pas se lancer à la légère dans la mise en place d’un tel lieu. De nombreux aspects juridiques sont à prendre en compte :
- accueil des usagers (norme des locaux),
- protection de la vie privée,
- protection des mineurs,
- contrôle de l’activité des usagers,
- stockage des informations de connexion…

Mais il n’en demeure pas moins important de renforcer les politiques publiques et d’aller vers une reconnaissance d’un rôle durable et d’un véritable “service public”  rendu par ces lieux.

Le surf personnel au bureau

En un an, le temps passé sur Internet au bureau est passé de 55 à 66 minutes par jour, soit une augmentation de 20% (source Olfeo).

75% du temps d’utilisation d’Internet est à usage non professionnel, soit une perte de productivité de 49.5 minutes par jour, 4 heures par semaine ou encore 24.5 jours par an et par salarié !

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