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Archive pour février 2008
Le RGAA toujours en stand by
27.2.2008 par christophe.croisant.
Tout service de communication public en ligne doit être accessible à tous, y compris les personnes handicapées, selon l’article 47 de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
Concernant le référentiel d’accessibilité des administrations (RGAA), il manque un décret pour que le référentiel puisse entrer en vigueur. La DGME a par ailleurs précisé que ce RGAA, qui concerne les services de communication en ligne, s’appliquait aux intranet/ extranet des collectivités.
Sur justification des collectivités, tous les contenus en ligne (par exemple, les archives d’un site) ne seront cependant pas à mettre aux normes d’accessibilité. Les collectivités pourront notamment s’appuyer sur le fait que cette mise aux normes dépasse 5% du coût de maintenance du service (clause prévue par le projet de décret).
Les collectivités n’ont par ailleurs pas dit leur dernier mot sur ces référentiels. Il est en effet possible qu’elles saisissent la nouvelle commission consultative d’évaluation des normes (prévue par le rapport Lambert) pour mesurer son impact financier.
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Le Référentiel Général d’Interopérabilité (RGI)
20.2.2008 par christophe.croisant.
Le Référentiel Général d’Interopérabilité (RGI) est un projet conduit par la Direction Générale de la Modernisation de l’État (DGME).
Le RGI spécifie l’ensemble des règles qui devront être partagées entre tous les acteurs de l’administration électronique pour que les services soient interopérables. L’objectif est de rendre cohérent l’ensemble constitué des différents systèmes d’information du service public et, ainsi, de rationaliser et de pérenniser les investissements.
Le RGI s’appuie sur la normalisation internationale et en particulier sur celle de l’ISO et sur celle de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Il s’appuie également sur les recommandations d’autres organismes, notamment l’IETF, le W3C, l’OASIS, et l’UN/CEFACT (spécification technique ebXML).
Le projet du Référentiel Général d’Interopérabilité (RGI) a été présenté aux membres du Comité RGI réunis pour la première fois le 6 juillet 2007 dans les locaux du Ministère de l’économie. La seconde réunion du Comité RGI s’est tenue le 12 octobre 2007, réunion où le Référentiel général d’interopérabilité devait être entériné par le comité consultatif du RGI. C’était sans compter sur la fronde des collectivités.
Ces dernières ont en effet réitéré leurs réserves sur le RGI :
- Manque de concertation avec les collectivités dans le processus d’élaboration du RGI et des référentiels en général (RGA, RGS…)
- Absence d’évaluation des incidences financières de la mise en œuvre du RGI sur les finances des collectivités
- Caractère trop technique et abstrait du RGI : les collectivités veulent une application progressive du RGI, secteur par secteur (finances, état civil…) après expérimentation.
Face à ces remarques, le comité a décidé de « reporter le vote de l’avis du comité à une séance ultérieure » et « d’étoffer le dossier d’étude d’impact financier et organisationnel: coûts et gains ». Une nouvelle réunion devait avoir lieu avant la fin 2007 pour rediscuter ces points… Or, à ce jour, il n’y a aucune date de fixée pour un nouveau comité…
La DGME n’a par ailleurs pas donné de suite aux souhaits de voir le RGI adapté pour les collectivités : application progressive du RGI par domaine de compétence (état civil, urbanisme…)
Or, avant son approbation par arrêté du Premier ministre, le comité du RGI doit émettre un avis sur le projet de référentiel qui doit, par la suite, être adressé à la Commission européenne. Ainsi, en l’absence de publication de cet arrêté, le RGI reste à l’état de projet et n’a donc pas valeur de contrainte réglementaire.
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Acquisitions en chaîne dans le monde du logiciel
13.2.2008 par christophe.croisant.
Outre l’offre d’achat de Microsoft sur Yahoo, ce début 2008 a été le théâtre de nombreuses acquisitions qui bouleversent le marché du logiciel et dont l’impact sur les utilisateurs reste encore à évaluer.
Oracle s’offre BEA pour 8.5 milliards de dollars et renforce ainsi sa solution de middleware Fusion, BEA apportant sa technologie sur le serveur d’application, la SOA, ses outils de développements…
Microsoft acquiert Fast, éditeur norvégien, très présent dans les moteurs de recherche d’entreprise, pour un montant de 1.2 milliards de dollars. Microsoft pourra ainsi intégrer une technologie fiable dans ses gammes professionnelles et concurrencer Google ou encore Exalead.
Sun rachète MySQL pour 1 milliard de dollars et devient ainsi un acteur leader de base de données, concurrent sérieux face aux grands comme IBM ou Oracle. Sun se renforce ainsi sur le marché et la communauté Open Source en plus de la bureautique (Open Office) ou du développement (Java) et propose désormais une solution complète et intégrée (logiciel et matériel), notamment pour les serveurs Web.
SAP rachète Business Objects pour 4.8 milliards de dollars. SAP, déjà leader dans le monde de l’ERP, devient ainsi un acteur majeur du monde de la Business Intelligence et s’affirme comme un acteur incontournable des solutions destinées aux utilisateurs professionnels.
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A quoi sert un fichier SiteMaps ?
6.2.2008 par christophe.croisant.
Google SiteMaps est un service Google dont la vocation est de faciliter l’indexation des pages de votre site par les robots de Google (Googlebot). Généralement, ces derniers analysent de façon automatique la première page du site, puis une fois cette page analysée et les liens vers les autres pages trouvés, continue la “découverte” du site. Ce processus peut s’avérer extrêmement long car proportionnel au volume du site, sans parler des difficultés liées à la réindexation des modifications ou des sites utilisant une navigation en flash ou javascript.
Google SiteMaps est un outil qui permet donc de faciliter le travail de Google, en recensant dans un fichier XML l’ensemble des URLS des pages de votre site avec, éventuellement, certaines informations sur chacune d’entre elles (fréquence de mise à jour, priorité de crawl, etc.).
Les étapes pour la mise en place sont les suivantes :
- créer un ou des fichiers XML contenant les URLS du site et en respectant les spécifications du standard SiteMaps
- placer le fichier XML sur le site en respectant les contraintes d’emplacement (racine ou non) et de taille (poids ou nombre d’URLS)
- soumettre le fichier SiteMap à Google ou plus simple encore, le rendre accessible aux moteurs par le biais d’un fichier robots.txt
Sachez que Google n’est pas le seul à utiliser ce genre d’outil. Auparavant Yahoo! avait son propre SiteMap, nommé “urllist.txt”, qui proposait l’ensemble des URL du site sous forme d’un listing (une URL par ligne). Désormais, Google, Yahoo!, Live, Ask et Exalead utilisent un SiteMap commun qui propose l’ensemble des URL du site formaté selon les règles XML de… Google !
En outre, depuis décembre dernier, le standard SiteMaps permet maintenant de proposer des fichiers vidéos à l’outil Google Video, en indiquant dans le fichier : l’url de la vidéo, le type de player compatible, un titre, l’adresse d’une vignette et une description.
Un fichier SiteMap n’a pas d’incidence sur le classement effectif des pages du site (ranking). Toutefois, puisqu’il permet d’obtenir davantage de facilité dans l’exploration du site (en avisant notamment des éventuelles URL non automatiquement reconnues par le moteur, et/ou en les hiérarchisant), il peut, dans les faits, entraîner une augmentation de la présence et la visibilité du site dans l’index du moteur.
Cependant, l’utilisation d’un SiteMap n’est en rien une garantie que Google indexera toutes les pages qui y sont décrites. Le moteur de recherche reste maître de la façon dont il indexe les sites. Mais l’utilisation d’un tel fichier facilite, logiquement, ce processus…
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