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Archive pour janvier 2008

e-commerce : optimiser son taux de conversion

Comment optimiser son taux de conversion et transformer un maximum de visiteurs en acheteurs ?

Premièrement, il faut définir le ciblage du public visé. Les techniques classiques d’e-mailing, d’affiliation ou de liens sponsorisés génèrent du trafic mais il est impératif de s’assurer si ce sont des visiteurs en adéquation avec l’offre du site.
Il existe deux approches de ciblages :
- la première consiste à segmenter son offre de manière à proposer un contenu personnalisé aux internautes, une fois ceux-ci identifiés, en fonction de leurs préférences et leurs comportements d’achat,
- la seconde consiste à s’appuyer sur des applicatifs d’analyse comportementale qui affiche au visiteur l’offre qui lui correspond le mieux.

Il faut ensuite travailler sur l’optimisation du site en lui-même. Je ne reviendrai pas sur les règles ergonomiques classiques concernant la lisibilité, la navigation ou le temps de chargement des pages qui doivent évidemment être respectées. Mais il faut de plus travailler sur l’organisation et la mise en avant des offres sur la page d’accueil ainsi que sur les différentes pages de réception.

Un effort doit également être apporté sur l’optimisation du processus d’achat. Il est bien de rappeler quelques règles de base :
- toujours expliquer à l’internaute ce qu’il est en train de faire,
- toujours préciser le nombre d’étapes nécessaires,
- utiliser des formulaires clairs,
- ne pas collecter des informations personnelles non essentielles à l’achat. Ces données marketing pourront être demandées ultérieurement, en contrepartie d’un bon d’achat par exemple…
- multiplier les modes de paiement tout en évaluant leur pertinence par rapport aux ventes générées.

Mais tout ce travail doit pouvoir ensuite être contrôlé. Pour cela, il est impératif de définir des indicateurs qualitatifs clés de performance du site et de les mesurer. On peut citer, à titre d’exemple, le nombre de ventes par campagne publicitaire ou par visiteur unique… Ce n’est que grâce au suivi de ces indicateurs clés que le cybermarchand pourra piloter son site et optimiser le processus d’achat pour développer son chiffre d’affaires.

RIA, la nouvelle génération d’applications web

Quant on parle de RIA ou Rich Internet Application (Application Internet Riche), on parle essentiellement d’interface. L’interface RIA se veut aussi ergonomique et riche visuellement qu’une application Windows installée sur son poste de travail. Mais, en RIA, l’application s’exécute à l’intérieur d’un navigateur, à l’aide d’un plug-in compatible.

De nombreux langages et plate-formes se bousculent sur le marché prometteur de la RIA. Commençons par Ajax qui propose aujourd’hui des solutions matures. Cependant, le manque de spécifications standard pour unifier l’ensemble pose un réel problème. Ajax n’est pas porté par de grands éditeurs et la communauté éclatée manque de cohésion.

La seule plate-forme RIA actuellement éprouvée est Flex de l’éditeur Adobe. Déjà en version 2, la v3, en cours de développement devrait asseoir la technologie. Adode Flex est un ensemble d’outils incluant un framework de développement d’applications en Flash. La technologie est basée sur le langage XML de description MXML et les actions représentant le comportement de l’application sont décrites grâce au langage orienté objet ActionScript3. Le code est ensuite compilé et génère un fichier swf.

Silverlight est la technologie concurrente de Microsoft. Silverlight est un plug-in multi système d’exploitation et multi navigateur. La description de l’interface est écrite en XAML (grammaire XML) mais le point fort de cette technologie réside dans la gamme d’outils permettant de créer des applications riches : Microsoft Expression et Visual Studio. De plus, Silverlight intègre la DLR (Dynamique Language Runtime) , machine virtuelle .NET dans laquelle on peut utiliser d’autres langages tels que Ruby ou Python.

JavaFX est la RIA de Sun. Il s’agit d’une suite de produits et de technologies autour de Java qui permet à la large communauté de développeurs de faire leurs propres applications riches. On trouve pour le moment JavaFX Mobile qui est une plate-forme permettant l’exécution de code Java sur des supports mobiles et JavaFX Script qui est un langage de script pouvant décrire une interface. La grosse différence avec les technologies précédemment citées est qu’il ne s’agit pas d’une grammaire XML mais d’un langage plus déclaratif.

OpenLaszlo est une plate-forme de développement RIA en open source. OpenLaszlo reprend le principe de description d’interfaces via un langage basé sur une grammaire XML, appelé le LZX et un langage de script, en l’occurence le Javascript. OpenLaszlo a l’avantage de ne pas être dépendant d’un système d’exploitation. En revanche, il n’existe pas réellement d’outils pour développer en LZX.

On constate donc que les technologies deviennent de plus en plus nombreuses et surtout matures. Mais laquelle choisir ? Il n’y a pas de solution idéale mais plutôt des avantages pour certaines d’entre elles en fonction de nombreux paramètres. Flex permet de cibler une population plus importante du fait du large taux de pénétration du Flash Player alors que Silverlight, du fait de son plug-in encore peu déployé sur Internet, est plus réservé à un marché de niches. OpenLaszlo est une alternative intéressante de par sa double capacité à produire du Flash et du DHTML mais sa communauté moins importante et l’absence d’un environnement de développement le pénalise pour le moment.

En conclusion, on peut dire qu’Adobe a une longueur d’avance (grâce à son expérience dans le domaine graphique) sur ses concurrents (Microsoft et SUN) qui viennent seulement d’arriver sur ce domaine. Mais l’intérêt de ces éditeurs pour les RIA montre que ces technologies feront certainement partie de l’avenir du Web.

Qu’est-ce qu’un site accessible ?

La définition de l’accessibilité du Web de Tim Berners-Lee, directeur du W3C et inventeur du World Wide Web est la suivante :
“Mettre le Web et ses services à la disposition de tous les individus, quel que soit leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales.”

La définition de l’accessibilité ne se réduit donc pas uniquement à la notion de handicap. Nullement besoin d’être handicapé pour se retrouver bloqué devant un site nécessitant la dernière version de tel ou tel navigateur, l’utilisation de telle ou telle technologie spécifique ou du dernier Plug-in à la mode…
L’accessibilité d’un site web améliore l’accès des handicapés bien sûr, mais plus généralement celui de tous les utilisateurs en offrant une meilleure visibilité du site ainsi qu’une meilleure organisation logique et fonctionnelle de l’information.

La définition de l’accessibilité peut alors se traduire ainsi :
Un site est accessible lorsqu’il est possible pour n’importe quelle personne d’y accéder de façon équivalente, quel que soit :
- le navigateur utilisé (Internet Explorer, Firefox, Opéra,…),
- la plate forme d’accès (Windows, Mac OS ou encore Linux…)
- le périphérique d’affichage (un écran plat 17 pouces, un ordinateur portable, un téléphone mobile relié au web, un PDA…)
- “l’aide technique” utilisée (une loupe d’écran, une plage braille ou une synthèse vocale…).
Ce sont ces aides techniques qui vont permettre aux personnes souffrant d’un handicap (déficience sensorielle, motrice, intellectuelle ou cognitive) de compenser celui-ci afin d’avoir accès à l’information présente sur le site.

En terme d’accessibilité, on trouve aujourd’hui principalement deux labels :
- L’initiative WAI (Web Accessibility Initiative) menée par le consortium W3C qui distingue trois niveaux d’accessibilité pour les sites web : A, AA et AAA
- Le label français AccessiWeb elaboré par l’association Braillenet sur la base des recommandations internationales du WAI qui comportent trois distinctions : Or, Argent et Bronze et qui correspondent plus ou moins aux trois niveaux AAA,AA et A. Ce label de qualité reste un label privé.

Le RGAA (Référentiel Général d’Accessibilité pour les Administrations) est un document qui définit les modalités techniques de mise en œuvre du décret d’application de la loi n°2005-102 de février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Ce document est le seul document de référence pour l’accessibilité des sites Internet publics en France.

Votre site Internet répond-il aux recommandations internationales et nationales en matière d’accessibilité ?
- Si vous êtes un organisme public la loi vous oblige à rendre votre site accessible.
- Si vous êtes une entreprise c’est un plus pour votre image de marque.
Pour tout le monde c’est une obligation morale et un devoir civique.

De plus, si l’accessibilité est prévue dès l’origine ou bien intégrée à l’occasion d’une refonte, le coût est quasi nul. En revanche, rendre accessible un site existant se révèle souvent un processus très lourd et donc coûteux !

Réglementation des soldes en ligne

Aucune dérogation n’ayant été prévue, la réglementation concernant les soldes (dispositions de l’article L.310-3 du code de commerce) s’applique au commerce électronique.

Ainsi, les prix de référence (avant rabais) doivent être les prix les plus bas pratiqués dans la boutique électronique dans les 30 jours qui ont précédé le début des soldes.
Les limitations de garanties ou de service après-vente sur les soldes sont illégales et la mention “ni repris, ni échangé” est sans valeur juridique en cas de vice caché d’un produit vendu en ligne. Cependant, l’échange n’est pas obligatoire : les soldes devant être faites dans la limite des stocks disponibles avec interdiction pour les cybermagasin (comme les magasins) de se réapprovisionner en produits destinés à être soldés.
En cas d’impossiblité d’échanger le produit, le consommateur peut en obtenir le remboursement ou demander une diminution du prix si le produit présente un défaut.

Enfin, les périodes légales de soldes sont fixées par décision préfectorale. Cette année, les soldes débutent aujourd’hui sur tout le territoire, pour une durée maximale de six semaines.

Attaques sur le net : le top 2008

McAfee, société spécialisée dans la sécurité informatique, a livré sa liste des principales menaces les plus critiques à venir en 2008.

Les réseaux sociaux, veritables phénomènes de l’année 2007, sont une cible évidente : le nombre d’abonnés et la masse d’informations que l’on peut trouver sur des sites tels Facebook ou MySpace en font des proies de choix. De plus, ces sites, fleurons du Web 2.0, privilègient souvent la nouveautés et l’innovation au détriment de la sécurité.

Windows Vista sera la deuxième cible. L’augmentation du nombre d’attaques envers le nouveau système d’exploitation devrait être proportionnelle avec l’augmentation de sa base d’utilisateurs. Microsoft a mis en avant ses efforts concernant la sécurité de son nouvel OS. 2008 devrait permettre de tester sa robustesse et de prouver sa fiabilité.

Les logiciels de téléphonie par Internet, tel Skype, devraient être la cible d’un nombre beaucoup plus important d’attaques. McAfee prévoit que cette augmentation sera de l’ordre de 50% en 2008.De même, la messagerie instantanée avec Windows Live Messenger en tête, ne sera pas oubliée.

En revanche, 2008 devrait marquer le déclin des adwares. Les internautes se seraient-ils habitués à la publicité sur Internet ?

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