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Archive pour novembre 2007
Déploiement Wi-Fi : pas si simple !
28.11.2007 par christophe.croisant.
Il peut être délicat d’architecturer et de paramétrer un réseau Wi-Fi d’envergure en faisant abstraction des principes de base de l’ingénierie radio. Les facteurs d’atténuation ou de perturbation, les risques d’interférences entre matériels actifs peuvent compliquer la mise en oeuvre. Ces facteurs peuvent être liés à l’architecture des bâtiments, à la nature des matériaux, ainsi qu’à la pollution électromagnétique générée par les équipements électriques.
Il est primordial de bien connaître le site de déploiement et de définir précisément les besoins en bande passante, taux de couverture, disponibilité et qualité de service. La distance de rayonnement est une chose mais la charge supportée par l’électronique en est une autre, d’où l’absolue nécessité de réaliser un cahier des charges détaillé. Prenons l’exemple d’un centre hospitalier où les médecins doivent pouvoir se déplacer de chambre en chambre sans interruption de communication. Le déploiement doit garantir dans ce cas une connectivité parfaite plutôt qu’une performance importante. A contrario, sur un campus, il faut absolument garantir aux utilisateurs une bande passante suffisante, mais néanmoins bridée pour des raisons de sécurité.
La modularité des bornes est aussi à prendre en compte. Il peut être intéressant de s’équiper de bornes dotées de plusieurs cartes. Il suffit alors, lorsqu’une borne est en surcharge, de lui rajouter une carte. Les choix en matière de sécurité ont aussi une incidence sur les performances Wi-Fi : WEP, WPA ou connexions RPV IPsec ne demandent pas la même puissance.
Vient ensuite la question du choix d’un outil d’exploitation, de préférence indépendant des matériels. Les outils de supervision sont désormais très complets. Ils assurent la configuration des bornes à distance, le paramétrage des niveaux d’émission, le plan d’affectation des canaux, la supervision des flux. Les consoles de supervision couvrent également la gestion des réseaux virtuels, la surveillance des connexions ainsi que l’authentification des accès.
De toute façon, la mise en oeuvre du Wi-Fi recèle toujours des incertitudes. Ne pas oublier que l’ingénierie radio est bien souvent une affaire de compromis.
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Accessibilité : pensez également aux documents téléchargeables
21.11.2007 par christophe.croisant.
Aujourd’hui, de nombreux sites internet essaient de proposer un contenu et une présentation répondant aux normes d’accessibilités pour les personnes souffrant de déficience visuelle, par exemple. Mais il arrive parfois que cette bonne volonté soit réduite à néant si les concepteurs du site n’ont pas pensé à rendre également accessibles les documents mis en téléchargement sur le site. Je pense notamment aux documents Word ou PDF qui, pour être accessibles, doivent pouvoir être visualisés par n’importe quel utilisateur, quel que soit l’outil dont il se sert pour afficher le texte : écran, synthèse vocale, terminal braille, gros caractères…
Cet article a pour objectif de montrer qu’en suivant un certain nombre de règles simples, il est possible de créer un document accessible pour des personnes ayant un handicap visuel. Si un document produit par le traitement de texte Microsoft Word est accessible, il pourra plus facilement être converti dans d’autres formats tels que le HTML ou le PDF.
Pour un lecteur voyant, la structure du document est mise en évidence par la mise en page et la typographie.
Pour des lecteurs utilisant le braille ou la synthèse vocale, la structure n’est perceptible que si le texte électronique contient des balises indiquant où sont les titres, sous-titres, ou autres éléments de la structure. Il est donc important d’utiliser correctement les fonctionnalités offertes par Word, pour structurer de manière hiérarchique un document:
- Titres et sous-titres
- Paragraphes
- Listes
- Colonnes
De même en ce qui concerne la mise en page. Prenons l’exemple des paragraphes. Un paragraphe est par définition, une portion de texte comprise entre deux retours à la ligne. Il est inutile d’aérer les paragraphes successifs à l’aide d’un double, voire triple, retour à la ligne. La bonne méthode consiste à paramétrer l’espacement avant et après le texte.
Une description appropriée des éléments non textuels est primordiale. Les éléments non textuels peuvent être des photos, des diagrammes, des cartes, des graphiques, des dessins, etc… Ces éléments ne sont restitués ni vocalement par un synthétiseur de parole, ni en braille, s’ils ne sont pas décrits. On parlera d’alternative textuelle ou texte de remplacement.
Il conviendra donc de décrire au plus juste un élément non textuel en se posant la question de sa signification dans le contexte. Exercice qui peut s’avérer délicat si l’élément est complexe, comme un diagramme, une carte de géographie…
Les tableaux de données (structure à plusieurs dimensions), sont difficiles à appréhender pour un lecteur travaillant sur un terminal braille ou avec une synthèse vocale. Il est nécessaire de respecter quelques règles simples, pour que le tableau soit compréhensible et surtout ne jamais utiliser les tableaux pour effectuer une mise en forme du texte, ou pour le répartir en plusieurs colonnes.
Parmi ces règles, citons celles-ci :
- Utiliser la fonction “Insérer” du menu “Tableau” et non la fonction “Dessiner un tableau”
- Donner un titre aux lignes et aux colonnes
- Ne pas inclure de cellules vides. Si une donnée manque, la remplacer par une mention explicite
- Éviter d’imbriquer des tableaux les uns dans les autres et de fusionner des cellules.
- …
De même, dans le cas de formulaires, des textes d’aides associés à chaque champ du formulaire amélioreront l’accès à ce formulaire pour tous les utilisateurs.
Enfin, si le document doit être converti dans d’autres formats, tels que le PDF ou le HTML, des liens explicites, des références, des notes et une table des matières faciliteront la compréhension du document.
Le but de cet article n’a pas été de donner une liste exhaustive de tout ce qu’il faut prendre en compte pour qu’un document Word soit accessible à tous. Son objectif a été de sensibiliser les personnes souhaitant créer un document avec le logiciel Microsoft Word à des concepts de base permettant au plus grand nombre de lire et d’exploiter ces documents. La plupart de ces conseils ne proviennent d’ailleurs pas d’un manuel spécificique pour l’accessibilité aux personnes malvoyantes mais d’un simple ouvrage de bureautique donnant les conseils à suivre pour réaliser des documents beaucoup plus clairs pour tous.
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La réécriture d’URL ou URL Rewriting
14.11.2007 par christophe.croisant.
Les sites dynamiques (qui utilisent un programme permettant de créer dynamiquement des centaines voire des milliers de pages) génèrent la plupart du temps des pages aux URL longues et complexes, du fait de la présence de variables. Ces sites deviennent alors des obstacles pour les moteurs de recherche.
La technique de l’URL rewriting constitue certainement la meilleure solution pour obtenir un bon référencement de tels sites web dynamiques. Une fois que la réécriture d’URL est mise en place sur un site, les pages seront accessibles grâce à des URL dites «propres» (débarrassées de caractères spéciaux comme «?» ou «&»), que ce soit pour les internautes ou pour les robots des moteurs de recherche.
Ainsi, une page qui était accessible à l’adresse : http://www.votresite.com/produits/lecture_base.php?id=21&page=03&item=05
sera accessible après URL rewriting à l’adresse (par exemple) : http://www.votresite.com/produits/produit-21-03-05.html
Le principe de la réécriture d’URL est donc de mettre en place un mécanisme sur le serveur hébergeant votre site pour qu’il sache interpréter ce nouveau format d’URL. Dans notre exemple, quand un internaute accède à la page http://www.votresite.com/produits/produit-21-03-05.html, le serveur doit renvoyer exactement la même chose que si l’internaute avait demandé la page http://www.votresite.com/produits/lecture_base.php?id=21&page=03&item=05.
La correspondance entre les deux schémas d’URL est alors décrite sous forme de «règles de réécriture», chaque règle permettant de décrire un format d’URL.
Si vous avez déjà un site dynamique en ligne et que vous souhaitez l’optimiser par cette technique, commencez par vérifier que votre hébergeur permet l’utilisation de l’URL Rewriting. Si votre site est hébergé sur un serveur mutualisé, il n’est pas garanti que votre hébergeur ait activé le support de la réécriture d’URL, principalement pour des raisons de sécurité. Mais cela dépend également du système hébergeant votre serveur web. Relativement facile si vous êtes sous un environnement Linux/Apache, cela devient beaucoup plus délicat dans un environnement Windows/IIS, notamment avec un site développé en langage ASP.
Si cette technique est possible pour votre site, vous devez ensuite identifier les pages dynamiques dont l’URL comporte des paramètres, et définir un nouveau schéma d’URL «propre» (à partir de leurs formes communes) avant de commencer à écrire les règles de réécriture et paramétrer le serveur.
Vous devez ensuite changer tous les liens vers chaque fichier dont l’URL a été modifiée, puis mettre à jour votre site et vérifier que tout fonctionne.
Profitez alors de cette technique pour bien réfléchir en fonction du référencement, car il est possible d’utiliser des mots-clés dans les URL des nouvelles pages ainsi générées, afin que celles-ci soient plus parlantes pour les internautes et surtout mieux prises en compte par les moteurs de recherche.
La mise en place de la réécriture d’URL est un travail qui peut être long, complexe et technique, mais qui permet d’obtenir des résultats sans commune mesure avec les sites statiques. Une fois bien mise en place, la réécriture d’URL (associée à une optimisation dynamique des pages) permet bien souvent de positionner le site sur Google ou les autres moteurs de recherche pour des milliers d’expressions plutôt que quelques dizaines comme c’est le cas habituellement avec les sites statiques.
De plus, la réécriture d’URL permet également de renforcer la sécurité du site en masquant les noms des variables passées dans l’URL. Si l’extension des URL « propres » est neutre (par exemple .html ou .htm), il est même possible de masquer le langage utilisé sur le serveur (PHP ou autre).
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Réseaux sociaux : Google, Myspace et les autres…
7.11.2007 par christophe.croisant.
Selon une étude ComScore réalisée en juillet dernier, les réseaux sociaux accueillent désormais plus de 274 millions d’internautes dont 114 millions pour MySpace, 52 millions pour Facebook ou encore 28 millions pour Hi5.
En France, le marché est dominé par Skyblog (9,2 millions) mais MySpace y attirerait tout de même plus de 2,2 millions d’internautes contre à peine 310 000 pour Facebook.
L’actualité de ces derniers jours confirme l’effervescence qui agite le monde des réseaux sociaux.
Le numéro un mondial, MySpace (News Corp) et Skype (eBay), éditeur d’un logiciel de VoIP à succès, ont annoncé la signature d’un accord de partenariat permettant dès novembre 2007, aux millions d’utilisateurs de MySpace d’utiliser la solution Skype d’appels gratuits de PC à PC intégrée au site communautaire.
De plus, MySpace a également officialisé, lors de la conférence Web 2.0 à San Francisco en octobre dernier, le lancement de sa propre plate-forme de développement , cinq mois seulement après le lancement de F8 par Facebook, une plate-forme web accueillant déjà plus de 6000 développeurs tiers. Jusqu’à présent, MySpace autorisait l’ajout de widgets, le plus souvent par un simple copier-coller de code HTML. Cette nouvelle plate-forme devrait aller beaucoup plus loin, en permettant aux développeurs d’accéder à des informations sur le profil ou les contacts des membres, des applications qui pourront s’installer en quelques clics, sans manipulation de code.
Moins d’une semaine après l’entrée de Microsoft au capital de Facebook pour 15 milliards de dollars, Google déclenche une vaste contre-offensive avec OpenSocial, une plate-forme de développement d’applications web commune à son réseau social Orkut mais également à d’autres grands noms du secteur : Hi5, Xing, Viadeo, Hyves, LinkedIN, Ning, Oracle, Plaxo, SalesForce.com sans oublier MySpace, qui vient d’officialiser son ralliement début novembre.
Avec le lancement d’OpenSocial, c’est la première fois que plusieurs réseaux sociaux sont accessibles via une API commune. Véritable union sacrée contre F8, la plate-forme applicative de Facebook, OpenSocial permet aux développeurs d’applications d’adresser de facto plus de 100 millions d’internautes, auxquels il faut sans doute ajouter les 120 millions de visiteurs de MySpace. A peine lancée, la plate-forme a d’ailleurs déjà attiré plusieurs développeurs jusqu’à présent plutôt actifs sur la plate-forme de Facebook…
On peut se demander ce qui attire ces géants sur ce nouveau terrain d’affrontement :
L’idée simplissime d’un site de réseau social est d’offrir la possibilité aux gens de se parler entre eux. Là où Myspace est en quelque sorte un simple forum public aux blogs, Facebook a eu l’idée de créer du réseau de discussion pouvant s’appliquer à toute sorte de discussion.
Aujourd’hui, toute une génération d’internautes est en train de se tourner vers ces réseaux communautaires, au point de se détourner des médias classiques telle la télévision. Le modèle économique est donc basé sur la publicité et particulièrement sur une publicité ciblée. En revanche, le bug de ce modèle est que cette génération, jeune voire très jeune, n’a pas un pouvoir d’achat suffisamment intéressant pour attirer en masse les annonceurs. Mais le pari que font aujourd’hui Google, Microsoft et consors est de voir ce média de jeunes monter en âge, soit en attirant des internautes plus agés, soit par les internautes actuels amenés eux aussi à vieillir.
Certes, la survalorisation boursière de ce type de site (15 milliards de dollars de valorisation pour Facebook contre un chiffre d’affaires de quelques dizaines millions de dollars) fait clairement penser à une bulle mais qui ne doit cependant pas occulter ce phénomène fantastique qui est en train de se produire sur Internet.
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